Histoires Retrouvées

Histoires Retrouvées à venir

Le projet Histoires retrouvées, qui a ses assises à l’Université Concordia, recueille des récits peu connus du passé canadien et les transforme en œuvres d’art public installées sur des sites connexes. Il en documente aussi le processus par l’entremise d’une série de courts métrages offerts en français, en anglais et dans d’autres langues appropriées. Sous la direction de l’historien Ronald Rudin, de l’Université Concordia, en collaboration avec des professeurs d’autres universités et d’artistes travaillant avec divers médias, le projet a reçu le soutien du Fonds Canada 150 du gouvernement canadien pour créer quatre nouveaux épisodes en 2017.

Depuis le jour de la fête du Canada, le projet a reçu plus de 150 histoires de la part de Canadiens, et quatre ont été retenues. Dans les mois à venir, des artistes et des cinéastes ayant des liens avec ces histoires seront chargés de créer quatre œuvres d’art public et quatre documentaires. Les œuvres d’art seront inaugurées à l’été 2017 et les documentaires seront installés sur le site Web du projet plus tard la même année. Le site Web contient aussi plus d’information sur les quatre récits; il sera mis à jour régulièrement.

Histoires retrouvées pour 2017

La lèpre sur l’île Sheldrake, Nouveau-Brunswick

shedrake-island

La lèpre était un grave problème de santé publique le long de la côte est du Nouveau-Brunswick. Touchant principalement les Acadiens, le problème était devenu si pressant qu’en 1844, le gouvernement du Nouveau-Brunswick décida d’envoyer trente personnes souffrant de la lèpre à l’île Sheldrake, à l’embouchure de la rivière Miramichi. Leurs conditions de vie étaient difficiles et certains d’entre eux s’échappèrent. Leur situation souleva l’indignation et força leur relocalisation dans un nouvel établissement installé plus près de leurs familles en 1849. L’œuvre d’art sera construite sur le terrain de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, que l’on voit peinte en blanc sur la photo, et qui surplombe l’île.
Lire plus


Du Grand Nord vers l’hôtel Southway Inn d’Ottawa

southway-inn-ottawa-hotel

Pourquoi un hôtel du sud d’Ottawa fait-il flotter le drapeau du Nunavut? La réponse se trouve dans le récit qui se décline autour de la famille, du foyer et de la collectivité; c’est aussi l’histoire du Nord et du Sud du Canada. Après avoir ouvert ses portes en 1958 près de l’aéroport, le Southway Inn est devenu l’endroit de choix pour les gens qui partaient pour l’Arctique ou en revenaient. L’hôtel était un signal directionnel pour les nouveaux arrivants inuits, hommes, femmes ou enfants, qui y allaient pour le travail, pour l’école ou pour des raisons de santé. Ottawa compte la plus grande population urbaine inuite au sud de l’Arctique, et pour plusieurs d’entre eux, l’hôtel Southway Inn fut leur premier port d’attache; c’est là que sera installée l’œuvre d’art.
Lire plus


Yee Clun et le Code du travail des femmes blanches à Regina

yee-clun

Yee Clun, un restaurateur de la ville de Regina, s’est fait connaître en 1924 quand il tenta de combattre une loi de la Saskatchewan qui exigeait qu’il obtienne un permis municipal pour embaucher des « femmes blanches ». Après de dramatiques audiences publiques, sa demande fut rejetée. Ce récit en est un de préjugés raciaux, mais aussi de courage; celui de Yee Clun (assis à gauche au premier rang), mais aussi celui de ceux et celles qui l’ont appuyé. Son récit sera raconté à l’Art Park de Regina, situé tout près de la maison de Yee Clun.
Lire plus


L’enlèvement des garçons Stó:lō pendant la ruée vers l’or du fleuve Fraser

stolo-story

L’histoire tragique de la disparition et de l’assassinat des femmes autochtones illustre bien la vulnérabilité des jeunes autochtones, mais l’histoire de l’enlèvement des jeunes autochtones par des mineurs pendant la ruée vers l’or du fleuve Fraser en 1858 s’est perdue dans la nuit des temps. À l’époque, un observateur avait remarqué que
« plusieurs jeunes garçons [de la nation Stó:lō] avaient été enlevés » et amenés en Californie. « Personne n’avait plus entendu parler d’eux » sauf pour au moins deux d’entre eux qui étaient revenus des décennies plus tard. Leurs familles avaient été dévastées et l’on dit même que le père d’un d’entre eux « parcourut la forêt pendant des jours et en mourut de chagrin ». L’œuvre d’art commémoratif sera installée sur la rive du fleuve Fraser, près de la ville de Hope, en Colombie-Britannique.
Lire plus