Histoires Retrouvées

La lèpre sur l’île Sheldrake, Nouveau-Brunswick

 

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Vers la fin du XVIIIe siècle, la lèpre était devenue un grave problème de santé publique le long de la côte est du Nouveau-Brunswick. Touchant principalement les Acadiens, le problème était devenu si pressant qu’en 1844 le Bureau de Santé du Nouveau-Brunswick décidait d’envoyer trente personnes souffrant de la lèpre à l’île Sheldrake, à l’embouchure de la rivière Miramichi, loin d’où ils avaient toujours vécu. Leurs conditions de vie étaient très difficiles et certains d’entre eux résistèrent et s’enfuirent. Leur situation souleva aussi l’indignation, particulièrement chez les Acadiens qui voyaient par ce déplacement forcé remonter les souvenirs de la déportation de leur peuple au dix-huitième siècle. En 1849, le gouvernement décida relocaliser ces personnes vers un nouvel établissement installé plus près d’où vivaient leurs familles.  L’œuvre d’art sera construite sur le terrain de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, la structure peinte en blanc que l’on voit sur la photo, et qui surplombe l’île. Ce récit a été transmis au projet Histoires retrouvées par le Comité commémoratif de Sheldrake, formé de résidents de la région qui souhaitent faire connaître ce qui s’est passé sur cette île. Cet épisode est porté par Ronald Rudin, professeur d’histoire à l’Université Concordia.

 

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Marika Drolet-Ferguson

Marika Drolet-Ferguson est originaire de la Péninsule Acadienne. Dans sa pratique en arts visuels, elle étudie le paysage comme construction culturelle : au-delà de ce que l’on voit, elle s’intéresse surtout à la manière dont on regarde. C’est par la photographie argentique qu’elle explore comment l’environnement qui nous entoure devient aussi celui qui nous habite.

Son travail a été présenté à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen de Moncton dans le cadre l’exposition de groupe “Punctum : sept approche photographiques” (2013), elle a été artiste en résidence à Harlösa, en Suède (2014), puis à Olasfjördùr, en Islande (2015). En 2016, elle a présenté son travail lors d’une exposition individuelle à la Salle Sans Sous du Centre Culturel Aberdeen, elle a participé au Symposium Art-Nature à Moncton avec le collectif m+m+m, elle a participé à une exposition de groupe à la Galerie Bernard-Jean de Caraquet, puis elle a été chargée de cours au Département des Arts Visuels de l’Université de Moncton. Marika Drolet-Ferguson a étudié les arts visuels à l’Université de Moncton et l’architecture à l’Université Laval, à Québec et à l’Université de Gênes, en Italie. Elle poursuit ses recherches en arts visuels en parallèle à sa pratique en architecture.

Site web de Marika Drolet-Ferguson

 

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Julien Cadieux

Après des études en production cinématographique à la Mel Hoppenheim School of Cinema de l’Université Concordia, le cinéaste d’origine acadienne Julien Cadieux s’est dédié à la réalisation et au montage de films documentaires au Nouveau-Brunswick.

Dans ses oeuvres se côtoient son intérêt pour les arts et son admiration pour la beauté des gens de son pays. Sa première réalisation, Habiter la danse (ONF), portrait d’une jeune danseuse acadienne, dresse l’état des lieux de la danse en Acadie. Son film suivant, Guilda : Elle est bien dans ma peau (SRC) est une incursion dans l’univers complexe du célèbre travesti. 
Fasciné par la beauté du littoral acadien, il réalise aussi Le Chant du phare (SRC), un hommage au patrimoine côtier et un appel à sa préservation. Ce thème est également au cœur des deux saisons de la série documentaire Les Iles de l’Atlantique (SRC) qui explore les multiples facettes de la vie insulaire. En outre, il a réalisé la série web musicale Laisser le bon temps rouler (TV5).

 

TRAVAIL EN COURS

Mars 2017 – Le tournage a commencé!

Le cinéaste Julien Cadieux et l’artiste Marika Drolet-Ferguson marchant 500 mètres sur la glace, de Bartibog (où l’œuvre sera installée) à Sheldrake Island, mars 2017.

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Mai 2017 – Travail en cours

Lors d’un après-midi de tournage, l’artiste Marika Drolet-Ferguson et le cinéaste Julien Cadieux ont discuté de l’avancement du projet et de la série de photographies en cours de développement. Photos : Marika Drolet-Ferguson, 2017

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Juin 2017

L’artiste Marika Drolet-Ferguson lors d’un tournage à Tracadie. Photos de Julien Cadieux, 2017.

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Juillet 2017

Réunion du comité commémoratif de Sheldrake au Centre communautaire de Bartibog Bridge, N.-B., pour discuter du projet qui sera installé au Nouveau-Brunswick en septembre 2017. Photo de Julien Cadieux, 2017.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’histoire de l’Île Sheldrake et des personnes qui y sont enterrées ne sera pas oubliée.

Une cérémonie de commémoration aura lieu le mercredi 19 juillet de 14h à 16 h à l’église St-Jean-Baptiste et St-Joseph de Tracadie afin de faire connaître l’histoire tragique qui a frappé le NB au 19e siècle.

Le 19 juillet 1844, les premières personnes souffrant de la lèpre sont embarquées de gré ou de force sur des bateaux et internées sur l’Île Sheldrake. Après cinq longues années de souffrance et d’exil, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a construit un lazaret à Tracadie. Le temps est maintenant venu de se souvenir des 32 personnes qui ont été séquestrées au lazaret de l’Île, des 14 personnes transférées au lazaret de Tracadie et des 15 autres infortunés enterrés sur l’Île.

En plus d’une présentation sur la lèpre et sur son origine au Nouveau-Brunswick, vous serez sensibilisés aux conditions de vie des personnes internées sur l’île Sheldrake grâce à une mise en scène de personnages, de poèmes, de chansons et d’histoires vécues.

Après la cérémonie, vous êtes tous invités au dévoilement d’une plaque historique, installée dans le cimetière des lépreux, situé dans le sentier du patrimoine. Finalement, nous pourrons ainsi, nous recueillir et nous remémorer toute la douleur et la détresse, non sans oublier le courage et la détermination des premières familles acadiennes installées dans le nord-est de la province du NB.

À cause des circonstances imprévues, l’inauguration de l’œuvre d’art créée par Marika Drolet-Ferguson à partir de ce récit dans le cadre du projet « Histoires retrouvées », un événement Signature de Canada 150, aura lieu à une date ultérieure.

Bienvenue à tous

Pour plus d’informations, veuillez contacter : Paulette Robichaud : 506-395-6180, Comité commémoratif de Sheldrake

 

RECENSIONS

CBC News – Nouveau BrunswickInformation Morning – Moncton, entrevue du 18 janvier 2017

Le professeur Ron Rudin de l’Université Concordia et Marika Drolet-Ferguson de Tracadie, nous parlent de l’évolution du projet de commémoration de l’île Sheldrake.

Acadie Nouvelle – un article de Sylvie Mousseau, 20 janvier 2017.

Une artiste de Tracadie réalisera une œuvre sur l’histoire de l’île Sheldrake

CTVNews.ca, 5 juin 2017

4 ‘lost stories’ from Canadian history being told through public art, de Josh Dehaas

Université Concordia, 25 juillet 2017

Canada 150 : rappels physiques d’un passé oublié

Le projet Histoires retrouvées de Concordia dévoile quatre œuvres d’art public installées d’un océan à l’autre. Un article de Christian Durand.